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Le besoin, sans détour

Six choses à avoir sous la main.

Ce n’est jamais la technique qui retarde une ouverture. C’est une carte pas à jour, des horaires approximatifs, ou personne pour décider qui imprime quoi.

Publié le

Un ordinateur portable, une carte imprimée et une imprimante à tickets sur une table.

1. Une carte à jour, dans un seul fichier

Pas la carte d’il y a deux ans avec trois prix corrigés au stylo. Une liste propre : le nom du plat, sa description en une ligne, son prix, et sa catégorie.

C’est le travail le plus long de toute l’installation, et c’est aussi celui que personne ne peut faire à votre place : vous seul savez si le pad thaï est en entrée ou en plat.

2. Vos horaires, ceux qui sont vrais

Les horaires servent à deux choses : dire au client quand il peut commander, et empêcher une commande d’arriver quand la cuisine est éteinte.

Il faut donc les horaires réels, coupure comprise, et le jour de fermeture. Un service qui commence à 18 h 30 mais qui n’accepte plus rien à 21 h 45 doit être écrit comme ça.

3. Un nom de domaine

C’est l’adresse à laquelle vos clients reviendront. Elle doit être à votre nom, pas à celui d’un prestataire, et de préférence courte.

Si vous en avez déjà un, il est réutilisable. Si vous n’en avez pas, comptez le temps que le changement se propage chez les fournisseurs d’accès — ce délai-là appartient à votre bureau d’enregistrement, pas à nous.

4. Savoir qui imprime quoi

C’est la question qui coince le plus souvent, parce qu’elle n’a rien d’informatique. Combien de postes en cuisine ? Le froid et le chaud impriment-ils séparément ? Le comptoir veut-il son propre ticket ?

Une fois la réponse écrite sur un bout de papier, le paramétrage prend quelques minutes. Sans la réponse, il ne prend pas quelques minutes, il prend trois semaines.

5. Décider comment on encaisse

Deux possibilités, et elles ne s’excluent pas : le client paie en ligne par carte, ou il règle sur place au retrait. Beaucoup de restaurants ouvrent avec les deux et regardent ce que leurs clients choisissent.

Si vous voulez le paiement en ligne, il vous faut un compte chez un prestataire de paiement. Ses frais sont facturés par lui, pas par nous.

6. Des photos, mais pas trente

Une photo par plat n’est pas nécessaire, et attendre de les avoir toutes est la meilleure façon de ne jamais ouvrir. Quelques bonnes photos des plats qui partent le plus valent mieux qu’une carte complète en photos floues.

Un plat sans photo s’affiche proprement. Un plat avec une mauvaise photo se vend moins bien qu’un plat sans photo.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour tout mettre en ligne ?

Cela dépend presque entièrement de la carte. Une carte de vingt plats déjà écrite proprement se saisit dans l’après-midi ; une carte de cent vingt plats à retaper est un vrai chantier. Le reste — horaires, couleurs, impression — se règle le même jour.

Faut-il fermer la commande en ligne pendant qu’on prépare la carte ?

Non. Tant que vous n’avez pas ouvert la prise de commande, votre page présente le restaurant et la carte sans bouton de commande. Vous ouvrez quand vous êtes prêt.

Faut-il du matériel particulier ?

Une imprimante à tickets et une connexion. Il n’y a pas d’application à installer côté client : il ouvre une page dans son téléphone, c’est tout.

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Aucune de ces six choses n’est technique. C’est pour ça qu’elles retardent les ouvertures : personne ne les prend au sérieux avant de les avoir sous le nez.

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