Les questions qui reviennent
Une carte qu’on n’a pas besoin de faire traduire.
On croit que le multilingue sert aux touristes. Il sert surtout à ne pas transformer chaque table en séance de traduction pour un serveur qui a autre chose à faire.
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La vraie fonction : une question de moins
Un client qui ne comprend pas un plat ne demande pas toujours. Souvent, il prend ce qu’il reconnaît — le plat le plus banal de votre carte — et repart avec l’idée que votre cuisine est ordinaire.
Une carte lisible dans sa langue lui permet de commander ce qu’il avait envie de commander. C’est ce que ça change : le panier, mais surtout ce qu’il retient de son repas.
C’est la même carte, pas une carte de plus
Vous ne tenez qu’une seule carte. Elle s’affiche dans la langue du téléphone qui la lit, ce qui veut dire que vous n’avez ni un deuxième document à maintenir, ni un menu papier « version anglaise » qui date de trois ans.
Cinq langues côté client : français, anglais, chinois, japonais, arabe. Votre espace de gestion, lui, existe en huit langues, ce qui compte quand la personne qui saisit la carte n’est pas celle qui tient la salle.
Ce que ça ne fait pas
Ce n’est pas un traducteur automatique branché sur votre carte. Les descriptions que vous écrivez sont les vôtres, dans les langues où vous les écrivez, et un plat mal décrit reste mal décrit dans cinq langues.
C’est aussi pour cela que ça vaut le coup de soigner la ligne de description : c’est la seule chose qui reste quand le serveur n’est pas là pour expliquer.
Les e-mails aussi
La confirmation d’une commande à emporter ou d’une réservation part dans la langue du client, à votre nom, en huit langues.
C’est un détail jusqu’au jour où un client arrive à la mauvaise heure parce qu’il n’a pas compris la confirmation.
À qui ça sert vraiment
Aux quartiers de passage, évidemment. Mais aussi à toute salle dont une partie des clients ne partage pas la langue de la carte : un quartier d’affaires, une zone hôtelière, une ville universitaire, ou simplement une clientèle de diaspora qui lit plus vite dans sa langue.
Un restaurant dont toute la clientèle est locale n’en a aucun besoin, et personne ne devrait lui vendre le contraire.
Questions fréquentes
Faut-il traduire soi-même sa carte ?
Les noms et descriptions de vos plats sont les vôtres : c’est vous qui décidez comment un plat se dit. L’interface autour — catégories, panier, étapes de commande — est déjà dans les cinq langues.
Comment le site choisit-il la langue ?
Selon la langue du téléphone ou du navigateur qui ouvre la page, et le client peut en changer. Il n’y a pas de « version anglaise » à une autre adresse : c’est la même page.
Et si je n’ai pas de clientèle étrangère ?
Alors ça ne vous sert à rien, et c’est une réponse honnête. Le multilingue est utile là où il y a des clients à ne pas perdre, pas comme argument de vente universel.
Sur le même sujet : Site de restaurant
Traduire une carte ne fait pas venir un client de plus. Cela évite qu’un client venu commande à côté de ce qu’il voulait.
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